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Principaux aléas climatiques observés en France

Pour plus de renseignements, vous pouvez acheter le livre «Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé – Auteur : Guillaume Séchet - Il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événements météo année par année, en France depuis 1900. Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous voulez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup.

D'une façon générale, en décembre

 

PhénomènesCommentaires

Canicules

Ce phénomène est impossible au mois de décembre...

Sécheresses

Si des périodes prolongées de temps sec et anticyclonique peuvent se produire, elles n'ont pas de conséquence immédiate car l'évaporation et l'évapo-transpiration (végétaux) est limitée au cours de ce mois. En revanche, c'est la période pendant laquelle les réserves en eau se reconstituent dans les nappes souterraines et un hiver sec suivi d'un printemps et d'un été secs sont lourds de conséquences.

Fortes pluies

Les régions méditerranéennes sont fréquemment touchées par d'intenses précipitations, lorsque des dépressions viennent s'isoler sur le Golfe de Gêne mais également sur les Baléares. Dans le premier cas, les pluies touchent plutôt la Provence et la Corse, alors que dans le second, elles concernent en priorité le Roussillon. Ces épisodes sont un peu moins fréquents à la fin du mois de décembre car la mer n'est plus aussi chaude. Elle ne dégage donc plus autant d'énergie qu'en plein coeur de l'automne. Le reste de la France peut également connaître de fortes pluies, notamment lors des flux très perturbés d'ouest. Les cumuls sont surtout importants sur les reliefs exposés à ces vents d'ouest (collines de Normandie, massif armoricain, Vosges, Jura, Morvan...).

Inondations

Les inondations par étalement deviennent de plus en plus fréquentes, surtout après un long épisode de temps perturbé car en cette saison, l'évaporation et l'évapo-transpiration (végétaux) est très faible. Les inondations par ruissellement, se produisent essentiellement dans les régions méditerranéennes et très rarement sur le reste du pays, lors de brutales averses liées à un temps particulièrement instable.Lorsque des tempêtes ont lieu en même temps qu'une forte marée et éventuellement d'importantes précipitations, les régions littorales peuvent être temporairement submergées. Ce type d'inondation est très localisé (comme par exemple en l'an 2000, à Quimperlé - consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré).

Orages

Ils ne sont pas liés à la chaleur mais plutôt au froid...Ils se produisent en effet lorsque de l'air très froid arrive en altitude. Il n'est pas rare que ce type d'orage soit accompagné de neige ou de grêle. Ils ont lieu plutôt près des côtes car c'est là que le contraste thermique entre le sol (en l'occurrence, la mer) et l'altitude, est le plus important. C'est la raison pour laquelle, les orages sont encore assez fréquents sur les régions méditerranéennes car le gradient thermique vertical est encore plus grand qu'ailleurs.

Grêle

Elle peut se produire sur toutes les régions, pourvu que l'instabilité soit suffisamment importante (voir l'explication sur les orages). Les grêlons sont toutefois moins gros qu'en saison chaude car le contraste thermique est moins important. Les régions méditerranéennes ainsi que les côtes de la Manche et de la mer du nord semblent plus exposées que les autres régions. On peut par exemple citer la chute de grêle du 24 décembre 1996 à Fréjus (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré).

Tornades

Le phénomène est très rare et là encore, il s'observe notamment près des côtes, toujours en raison de ce gradient thermique vertical et de cette instabilité plus forte qu'ailleurs. La Corse, la Côte d'Azur, le littoral charentais et vendéen, ainsi que le Boulonnais semblent être des régions particulièrement exposées.

Tempêtes

Il s'agit d'un des risques climatiques les plus fréquents en cette saison. Ces tempêtes interviennent lorsque les dépressions passent un peu au nord d'une région et qu'elles sont en quelques sortes "propulsées" par le courant jet (très puissant courant de haute altitude provoqué par un grand conflit de masses d'air). Plusieurs tempêtes peuvent alors affecter le pays en seulement l'espace de quelques jours. L'exemple le plus frappant est bien entendu celui des tempêtes des 26 et 27/28 décembre 1999. Dans ce cas extrême, les vents peuvent localement atteindre 170 voir 200 km/h, dans les terres et 200 à 230 km/h sur le littoral (tempête du 16 otobre 1987 - consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). Les vents moyens les plus forts peuvent atteindre 115 km/h dans les terres (Troyes, le 26 décembre 1999). En ce qui concerne les vents locaux, le mistral et la tramontane peuvent être très virulents et provoquer de gros dégâts, lorsque de l'air continental polaire déferle tout à coup sur le pays. Lorsqu'une tempête passe sur une région, l'effet Venturi provoque une accélération du flux, d'où des dégâts souvent plus importants qu'ailleurs (exemple de la forêt vosgienne au passage de la tempête du 26 décembre 1999).

Fraîcheur

Il s'agit d'un risque climatique, uniquement en saison chaude...

Douceur

En décembre, les températures maximales peuvent dépasser 15º sur toute la France. Ces valeurs sont atteintes lorsqu'un puissant courant de sud-ouest à ouest-sud-ouest véhicule de l'air sub-tropical. Les vents de sud sont généralement moins chauds car plus continentaux et moins forts. L'air a donc le temps de se refroidir sur le continent. Par effet de foehn (air se réchauffement par compression, en descendant d'une montagne), le phénomène est accentué et les températures peuvent exceptionnellement dépasser les 20º sur le Pays-Basque ou le Roussillon. Ce fut le cas à Noël 1983 où la température a atteint 26º à Pau et à Tarbes (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré).

Grand froid

Les vagues de froid font bien entendu partie des aléas les plus fréquents, en décembre. Elles surviennent lorsque de l'air continental polaire déferle d'Europe du nord-est ou de l'est. Lorsque cet air nous vient de Russie, on appelle ceci le "Moscou-Paris". Les températures peuvent alors rester inférieures à -5º tout au long de la journée, y compris sur les littoraux exposés aux vents continentaux. Les températures les plus basses sont observées après une invasion d'air continental polaire de plusieurs jours, lorsque le sol est enneigé, que le vent s'est calmé et que la nuit est dégagée. A ce moment et dans le cas extrême, la température peut descendre aux alentours de -20 à -28º en plaine sur les 2/3 du territoire (-10 à -15º sur les côtes). Les localités les plus froides étant les hauts plateaux abrités des régions continentales (Haut-Doubs, Vercors).Notez également qu'à la faveur du vent, le ressenti devient éprouvant et dans les cas extrêmes, lorsque la température est inférieure à -10º au thermomètre et que le vent reste fort, la température réellement ressentie peut descendre en-dessous de -30º. Ce phénomène très rare en France, est beaucoup plus fréquent au Canada ou en Sibérie. En France, la vague de froid la plus importante a été observée en décembre 1879 (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). Lorsque le temps glacial persiste pendant plusieurs jours, les cours d'eau finissent par geler et les fleuves charient des glaçons puis il arrive qu'ils gèlent entièrement (très rare). Certains secteurs du littoral de la mer du nord et de l'embouchure de la Loire peuvent également geler. Une banquise se forme par exemple à la hauteur de Dunkerque à peu près tous les 10 ans.

Gelées

En cette saison, elles sont si fréquentes, qu'on ne peut parler de risque climatique...

Neige

Toutes les régions de plaine peuvent être concernées. La couche de neige maximale peut partout atteindre au moins 30 à 40 cm. En plaine, les chutes de neige les plus fortes sont observées dans la vallée du Rhône, lorsque l'air méditerranéen entre en conflit avec l'air continental-polaire, situé plus au nord. Noter que les régions littorales (notamment les côtes de la Manche), sont également très exposées lorsque l'air glacial venu du continent, déferle sur une mer dont la température est bien supérieure. Il se produit alors de l'instabilité et de fortes averses de neige peuvent avoir lieu sur de mêmes régions pendant plusieurs jours. C'est ainsi qu'on a déjà pu mesurer au moins 2 mètres de neige en Normandie (hiver 1829-1830 et décembre 1879).

Pluies verglaçantes

Il s'agit de pluie tombant dans une pellicule d'air froid où la température est négative. Les météorologistes expliquent un peu rapidement le fait que cette pluie tombe sur "un sol froid"; elle tombe tout simplement dans une couche d'air froid. Le sol n'est pas pour autant plus froid que l'air car lorsque ces précipitations se produisent, il n'y a généralement pas de rayonnement. Les cas sont nombreux, notamment dans les plaines et vallées du nord et du nord-est, lorsque l'air froid résiste dans les basses couches alors que l'air océanique et doux est présent dans les couches supérieures (parfois une centaine de mètres, seulement). Le phénomène ne peut pas vraiment se produire en haute montagne, ni sur le littoral de la Méditerranée (ou très rarement).

Avalanches

Le risque est de plus en plus important, au fure et à mesure que l'on avance dans la saison. Ces avalanches surviennent généralement après un épisode neigeux particulièrement intense. Le phénomène est encore plus fréquent lorsque cet épisode de fortes précipitations est rapidement suivi d'un redoux. Les avalanches peuvent se produire pratiquement sur tous les massifs mais surtout lorsque la pente est très raide. C'est notamment le cas dans les Alpes et les Pyrénées.
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