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Principaux aléas climatiques observés en France

Pour plus de renseignements, vous pouvez acheter le livre «Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé – Auteur : Guillaume Séchet - Il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événements météo année par année, en France depuis 1900. Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous voulez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup.

D'une façon générale, en mars

PhénomènesCommentaires

Canicules

Ce phénomène est impossible au mois de Mars.

Sécheresses

Mars est généralement le mois le plus sec de l'année et les périodes anticycloniques durables sont fréquentes en cette saison (même si ces situations de "blocage" peuvent se produire tout au long de l'année). Le soleil est également de plus en plus puissant, d'où une évaporation de plus en plus importante au fil des jours. L'évapo-transpiration augmente également car la végétation qui se réveille peu à peu commence à puiser l'eau du sol. Si une période de temps sec se prolonge après un hiver déjà sans pluie, la situation peut commencer à devenir problématique notamment si printemps et l'été sont également secs.

Fortes pluies

Les régions méditerranéennes sont encore une fois les plus propices à ce type de phénomène, notamment lorsqu'un flux de sud à est perturbé se met en place. Les vents d'est provoquent notamment de fortes précipitations sur le Languedoc-Roussillon alors que les vents de sud touchent plus particulièrement la Provence et la Côte d'Azur. Ces épisodes sont moins fréquents en mars qu'en automne car la mer n'est plus aussi chaude. Elle ne dégage donc plus autant d'énergie. Le reste de la France peut également connaître de fortes pluies, notamment lors des flux très perturbés d'ouest. Les cumuls sont surtout importants sur les reliefs exposés à ces vents d'ouest (collines de Normandie, massif armoricain, Vosges, Jura, Morvan...). Il peut également arriver qu'une perturbation issue d'importants conflits de masses d'air stationne sur une même région. Ce type de situation peut concerner tout le territoire.

Inondations

Les inondations par étalement sont fréquentes même si le mois de janvier est généralement un peu plus touché que février. Ces inondations interviennent surtout après un long épisode de temps perturbé car en cette saison, l'évaporation et l'évapo-transpiration (végétaux) y est encore assez limitée et la nature ne joue pas complètement son rôle d'éponge. Attention car de très importantes inondations peuvent avoir lieu lorsque la fonte des neiges est associée à de fortes précipitations. Ce fut le cas dans le sud-ouest, en mars 1930 et ce fut une terrible catastrophe.
Les inondations par ruissellement se produisent essentiellement dans les régions méditerranéennes et très rarement sur le reste du pays. Elles sont alors liées à de brutales averses qui se produisent lorsque le temps est particulièrement instable.
Enfin, lorsque des tempêtes ont lieu en même temps qu'une forte marée (équinoxe) et éventuellement d'importantes précipitations, les régions littorales peuvent être temporairement submergées. Ce type d'inondation est très localisé mais relativement fréquent en mars.

Orages

Au cours de ce mois, l'énergie du soleil est de plus en plus puissante alors que les descentes froides en provenance de l'Arctique peuvent encore être très importantes. L'instabilité y est alors très forte, ce qui explique l'expression "giboulées de mars". Ces giboulées sont parfois accompagnées d'orage, de grêle, de grésil et de neige. Quant aux orages liés à la chaleur, ils sont encore rares mais ils peuvent commencer à éclater à la fin du mois, après les premiers épisodes printaniers. Ils sont parfois violents, notamment dans le sud-ouest et en Corse.

Grêle

Elle peut se produire sur toutes les régions, pourvu que l'instabilité soit suffisamment importante (voir l'explication sur les orages). Il s'agit d'ailleurs d'un phénomène assez fréquent en cette saison, lorsque le flux est orienté au nord et que de puissantes descentes d'air froid concernent nos régions (notamment la moitié nord et le sud-ouest). Les grêlons sont toutefois moins gros qu'en saison chaude car le contraste thermique est moins important.

Tornades

Le phénomène est très rare. Il s'observe notamment près des côtes, toujours en raison de ce gradient thermique vertical et de cette instabilité plus forte qu'ailleurs. La Corse, la Côte d'Azur, le littoral charentais et vendéen, ainsi que le Boulonnais semblent être des régions particulièrement exposées. Les tornades se produisant en mer sont appelées des trombes.

Tempêtes

Il s'agit d'un des risques climatiques les plus fréquents en cette saison car les conflits de masses d'air peuvent être importants (air froid encore suffisamment puissant et air chaud de plus en pus présent sur le sud de l'Europe). Ces tempêtes interviennent lorsque les dépressions passent un peu au nord d'une région et qu'elles sont en quelques sortes "propulsées" par le courant jet (très puissant courant de haute altitude provoqué par un grand conflit de masses d'air). Plusieurs tempêtes peuvent alors affecter le pays en seulement l'espace de quelques jours. On peut par exemple citer l'exemple du 11 mars 1963 (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré)
En ce qui concerne les vents locaux, le mistral et la tramontane peuvent être très virulents et même provoquer quelques dégâts. Lorsqu'une tempête passe sur une région montagneuse, l'effet Venturi provoque une accélération du flux, d'où des dégâts souvent plus importants qu'ailleurs.

Fraîcheur

Il s'agit d'un risque climatique, uniquement en saison chaude...

Douceur

A la fin du mois de mars, les températures les plus élevées peuvent dépasser 25º sur pratiquement toute la France (22 à 24º sur les régions du nord et du nord-ouest). Ces épisodes se produisent lorsqu'un courant de sud est associé à un temps ensoleillé. Les vents d'est restent en revanche synonymes de froid mais peu à peu, le soleil devient plus puissant et le continent se réchauffe plus facilement. L'amplitude thermique devient donc plus importante. Par effet de foehn (air se réchauffement par compression, en descendant d'une montagne), les températures peuvent exceptionnellement dépasser les 30º aux pieds des Pyrénées, particulièrement sur le Pays-Basque.

Grand froid

En mars, le risque de vagues de froid est de moins en moins important, surtout à partir de la seconde moitié. Au début du mois, les températures les plus basses peuvent encore descendre en-dessous de -10º sur les trois-quarts de la France et entre -15 et -20º du nord-est au Massif Central. Dans ce type de situation, les températures maximales de la journée peuvent rester inférieures à 0º, voire -5º de l'Alsace à l'Auvergne. A partir du 10 ou 15 mars, l'air continental polaire qui déferle d'Europe du nord-est ou de l'est devient moins puissant, et arrive sur nos régions de façon beaucoup plus atténuée. L'une des vagues de froid les plus importantes pour un mois de mars a eu lieu en 1971 (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré).

Gelées

En cette saison, elles sont si fréquentes, qu'on ne peut parler de risque climatique, sauf autour de la Méditerranée. A la fin du mois, la végétation se réveille et les gelées qui se produisent sur ces régions peuvent être destructrices. Elles sont très rares sur la Côte d'Azur.

Neige

Toutes les régions de plaine peuvent être concernées même si le phénomène est exceptionnel sur la côte méditeranéenne et littoral basque. A Paris, c'est au début du mois de mars 1946 que la couche de neige la plus épaisse a été mesurée (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). En plaine, les chutes de neige les plus fortes ont lieu dans le nord-est ainsi qu'en région Rhône-Alpes et éventuellement près des côtes de la Manche, lorsque l'air glacial venu du continent, déferle sur une mer dont la température est bien supérieure. Il se produit alors de l'instabilité et de fortes averses de neige peuvent avoir lieu sur de mêmes régions pendant plusieurs jours.

Pluies verglaçantes

Il s'agit de pluie tombant dans une pellicule d'air froid où la température est négative. Les météorologistes expliquent un peu rapidement le fait que cette pluie tombe sur "un sol froid"; elle tombe tout simplement dans une couche d'air froid. Le sol n'est pas pour autant plus froid que l'air car lorsque ces précipitations se produisent, il n'y a généralement pas de rayonnement. Le phénomène devient de plus en plus rare au mois de mars et les cas les plus fréquents sont observés dans les plaines et vallées du du nord-est, lorsque l'air froid résiste dans les basses couches alors que l'air océanique et doux est présent dans les couches supérieures (parfois une centaine de mètres, seulement). Le phénomène ne peut pas vraiment se produire en haute montagne, ni sur le littoral de la Méditerranée (ou très rarement). L'un des épisodes les plus important pour ce mois a été observé sur la Franche Comté, le 13 mars 1931 (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré).

Avalanches

Avec la fin du mois de février et le début du mois d'avril, il s'agit de la période de l'année où le phénomène est le plus fréquent en montagne. Il l'est particulièrement au début ou au milieu du mois, lorsque la couche nivale atteint en moyenne son épaisseur maximale. Ces avalanches surviennent généralement après un épisode neigeux particulièrement intense. Le phénomène est encore plus fréquent lorsque cet épisode de fortes précipitations est rapidement suivi d'un redoux, ce qui devient fréquent en mars. Les avalanches peuvent se produire pratiquement sur tous les massifs montagneux mais surtout lorsque la pente est très raide. C'est notamment le cas dans les Alpes et les Pyrénées.
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